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Paroles de partenaires : Benjamin Pourailly s’y colle

Benjamin Pourailly et Nicolas Ribeiro sont les deux gérants du magasin Darty, zone commerciale Moléon à Langon. 1.200m2 dédiés à l’électroménager, au multimédia, à la télévision, la téléphonie et à un large choix de literie. Les deux amis d’enfance, originaires des Hautes-Pyrénées, ont au total huit magasins et un restaurant sous leur responsabilité en Nouvelle Aquitaine et la pandémie a fortement impacté leur activité : « Nous sommes restés fermés 57 jours lors du premier confinement, précise Benjamin, sans aucune activité. En revanche, lors de celui qui pourrait prendre fin la semaine prochaine, nous avons pu tout proposer à nos clients, hormis le gros électro-ménager dans un premier temps. Aujourd’hui, tout le personnel est de nouveau sur le pont et c’est tant mieux. En général, nous faisons 30% de notre chiffre lors d’une fin d’année et des fêtes qui s’y rapportent alors nous allons voir. Nous ne regagnerons pas tout ce qui a été perdu, mais nous espérons malgré tout nous rattraper en partie ». Les achats de Noël pouvant en effet, et en partie tout au moins, être décalés.

Concernant l’avenir, et le court terme en particulier, ce patron d’enseigne reste assez circonspect : « La période est tellement incertaine qu’il est difficile de faire des prévisions. Je n’en suis pas capable en tout cas. Nous travaillons au jour le jour, sans visibilité. Je ne suis ni optimiste, ni le contraire. Je suis prudent, simplement. Sceptique même ». De là à être dépité, il n’y a qu’un pas que Benjamin se refuse toutefois de franchir : « Lorsque que tu as 80 salariés et que tu vas de mauvaises surprises en mauvaises surprises, et ce n’est peut-être pas terminé, il est difficile de ne pas être…on va dire fatigués. Maintenant nos dirigeants ont fait ce qu’ils ont pu. Difficile de leur jeter la pierre. Je ne suis pas économiste, mais je pense que nous payons le prix de décisions budgétaires sûrement discutables et qui remontent à au moins 30 ans. Si nous avions eu 30000 lits de réanimation, la Covid n’aurait pas été aussi impactante sur l’économie ». Et Benjamin Pourailly conclura en espérant que les gens feront travailler le commerce local, celui qui emploie des travailleurs locaux. Qu‘il soit entendu…